MARION BARTOLI, SOMBRES HISTOIRES CHEZ LES JUNIORS

Retraitée des courts depuis août 2013, Marion Bartoli a vécu 13 années au plus haut niveau, avec pour consécration suprême sa victoire à Wimbledon un mois avant de raccrocher la raquette. L’intéressée dans sa carrière en simple aura atteint 19 finales, pour huit trophées à l’échelle WTA, et une septième place mondiale occupée en janvier 2012.

Pour autant, rien évidemment n’a été simple dans son parcours, en particulier chez les juniors où la jeune Marion a pu souffrir parfois d’un esprit de compétition poussé à son paroxysme. Sur les ondes de RMC, l’ancienne joueuse rappelle que les vestiaires en tennis sont communs. « Tu partages des moments d’intimité pendant 15 jours avec tes futurs adversaires qui ne sont là uniquement une seule chose: te battre. C’est une ambiance particulière… »

« Les pires ambiances… »

Avant de prétendre au circuit professionnel, cette réalité est d’autant plus difficile à vivre. « Il n’y a pas de casier avec cadenas, donc tu te fais piquer tes affaires, souffle l’Auvergnate aujourd’hui âgée de 41 ans. Tu te fais casser ta raquette, couper les cordages. Moi je me suis fait déchirer les semelles de ma paire de chaussures. Chez les Juniors, quand on n’a pas d’argent et qu’on essaie de se battre pour ne rien gagner parce qu’il n’y a pas de prize money, pas d’argent, rien… tu essaies juste de sortir de ce marasme pour devenir professionnel, eh bien ce sont les pires ambiances, tout est permis ! »

« C’est impossible de savoir qui te l’a fait, donc tu deviens complètement parano, enchaîne-t-elle. Tu gardes tes affaires avec toi. Si tu vas te doucher, tu donnes ton sac à ton entraîneur ou à un parent car si tu laisses quelque chose, on va te le voler. » Et Marion Bartoli de conclure: « Aujourd’hui, tu fais attention à ce que ta bouteille d’eau soit toujours fermée parce qu’on ne sait jamais ce qu’on peut mettre dedans… C’est très lourd à gérer. »

2026-05-17T05:34:54Z